Il y a presque deux ans, j'ai découvert que j'aimais une fille. J'ai appris petit à petit que j'étais "lesbienne" ( un mot bien moche d'ailleurs ). Au début effrayée, je n'ai pas du tout assumer, on s'aimait en cachette, cela ne genait aucune de nous deux.
Mais " vivons cachés, vivons heureux ", ca ne marche pas. Cettre frustration continue devenait invivable.
Le coming-out s'est imposé à nous en septembre 2005, lorsque ma mère a lu mon journal intime ( et si, et si c'est possible), il a fallut faire face à toute leur homophobie. Ce dont j'me souviens de cette période, c'est que j'me sentais tellement mal que j'aurais pu m'infliger toute la torture possible, pour oublier le reflet que ma famille me renvoyer.
L'amour est resté le plus fort face à cette épreuve, et nous nous sommes battues contre toute cette homophobie parentale. Il y quelque mois, j'ai rencontré deux personnes, assumant totalement leur homosexualité, j'étais fascinée qu'elle est le courage de se montrer en public. J'ai compris en passant du temps avec elles, qu'on avait le droit autant que les hétéros de vivre notre vie amoureuse sans se cacher. J'crois que se fut une sorte de révélation, en assumant pleinement, j'me sentais mieux, j'me sentais " plus " moi même.
" On est belle, on est fière, on est lesbienne ! ", grâce à A. c'est devenue un peu une devise, il n'y avait plus aucune honte à être ce que j'étais.
L'homophobie est restée tout aussi présente, mais beaucoup moins pesante, les insultes n'avaient plus aucun impact douloureux, et me mettait juste en colère.
Pourtant aujoud'hui, une phrase vient de remmetre tout çà en cause, une phrase qui m'a fait pleurer, quelques mots qui font tellement mal, parce qu'ils viennent d'une des personne que j'aime le plus. " Tu me dégoûtes, c'est horrible, mais tu me dégoûte ", ces quelques mots sortis de sa bouche lorsqu'on évoque l'homosexualité. J'viens de me rendre compte que pour une fois j'aimerais être " normale ", même je ne comprend pas la normalité et ne pas être dans les normes de me dérangeait pas avant, mais ce soir j'ai mal. J'ai envie de lui prouver qu'on est frère et soeur tous les deux, donc pas si diffèrent pour que je lui inspire un tel sentiment de dégoût. Son regard me fait tellement mal, qu'il me fait me dégoûter mon même. Ce soir, j'voudrais juste être " normale ", pour ne pas devoir affronter ton regard. Je n'aime pas ne mot " normalité ", et l'employer autant dans cet article m'énerve, mais pourtant qu'est ce que j'aimerais que vous me concidériez comme vous...